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Garance

Comment rendre le parcours de souscription au PERO plus clair, côté conseiller comme côté client ?

Cadre
CDI au sein de l’équipe produit Garance
Plateforme
Desktop, Laptop et Mobile
Méthode
Audit + design system
Durée
Chantiers sur plusieurs mois

La missionRefonte d’un parcours de souscription

Contexte

Garance est une mutuelle d’épargne et de retraite, née en 1986 auprès des artisans. Elle compte aujourd’hui plus de 250 000 adhérents.

Parmi ses offres, le PERO (plan d’épargne retraite obligatoire) : la retraite collective d’entreprise. Une TPE ou une PME le met en place pour ses salariés, dès le premier, et le finance en tout ou partie.

Souscrire un PERO, c’est donc enregistrer une entreprise : ses informations, ses représentants, ses justificatifs. Les conseillers Garance le font dans un parcours dédié de leur outil, accessible avec leur identifiant. Ils le remplissent seuls, ou en rendez-vous, avec le client à leurs côtés.

L’enjeuSujet 1

Ce parcours de souscription au PERO existait déjà, et ses étapes comme sa logique étaient validées. Ma mission n’était pas de repenser la stratégie, mais de refondre l’interface.

Comment rendre un parcours long et dense cohérent, moderne et fidèle au design system ?

Audit de la V1

J’ai commencé par un audit du parcours existant, croisé avec les retours des tests menés auprès des conseillers.

Constat 1
On se perdTout le parcours est déplié, sans indiquer la sous-étape en cours.
Constat 2
Un seul blocDes formulaires sans titres, où les sujets se mélangent.
Constat 3
Des doublonsDes champs d’adresse répétés, tous affichés en même temps.
Constat 4
Hors design systemDes composants qui ne sont pas ceux du design system de Garance.

La refonte

Trois écrans du parcours, avant et après.

Informations de l’entreprise

  • Dans le sommaire (le menu des étapes, à gauche), seule l’étape en cours est dépliée et la sous-étape active est surlignée ; un fil d’Ariane indique où l’on est.
  • Le formulaire est découpé en cards titrées : ID Mercure, Entreprise, Adresse du siège social, Adresse secondaire.
  • Une seule recherche d’adresse ; la saisie manuelle n’apparaît que si on la demande.
  • Le bouton à bascule (toggle), mal compris par les conseillers lors des tests, devient une question claire : Oui / Non.
Avant : le formulaire Informations, un seul bloc, et le toggle de l’adresse secondaire activé qui fait apparaître six champs de plusAvant
Après : le formulaire découpé en cards titrées, une seule recherche d’adresse et un choix Oui / NonAprès

Documents à préparer

  • « Documents » devient une vraie sous-étape, et les étapes terminées portent une coche verte.
  • Un document par card, avec son icône, sa description et un badge Obligatoire ou Facultatif.
  • Les détails (documents acceptés, cas particuliers) sont repliés dans des accordéons : le conseiller ne les ouvre qu’en cas de besoin.
Avant : une seule liste de six documents, avec des cases déjà cochéesAvant
Après : une card par document, avec son statut et ses détails repliablesAprès

Pièces justificatives

  • Les pièces sont rangées par personne : une card pour l’entreprise (RIB, Kbis, statuts, accord collectif), puis une card par représentant ou bénéficiaire, à son nom et avec son rôle.
  • Un seul champ pour la pièce d’identité : la case « Recto et verso séparés » ne le dédouble qu’en cas de besoin.
  • L’encart reprend le style « information » du design system, au lieu de l’orange réservé aux alertes.
Avant : une longue liste de champs d’import rangés par type de document, recto et verso toujours séparésAvant
Après : une card pour l’entreprise, puis une card par personne avec ses piècesAprès

Ma façon de travailler

Une planche Figma par section, qui réunit tout.

À gauche, mes états de l’écran : Default & Filled.

En regard, l’existant : la V1, et l’écran tel qu’il est développé aujourd’hui.

J’y annote les écarts à corriger, comme par exemple un libellé différent des nouvelles maquettes ou une information manquante.

Planche Figma « Inscription Projet PERO » : les états Default et Filled de l’écran, face à l’ancienne version et à l’écran développé, annoté « Pas le même label que les nouvelles maquettes » et « Info manquante : Entreprise en création »
La planche de l’écran « Inscription Projet PERO » : mes états, face à la V1 et à l’écran développé, avec les écarts annotés.

Résultat

La refonte couvre tout le parcours. Elle est prête et attend sa mise en production.

Signaler une erreurSujet 2

Un deuxième sujet, côté client cette fois. Après sa souscription, le client reçoit un e-mail l’invitant à vérifier le récapitulatif de son étude, puis à déposer ses pièces justificatives.

L’e-mail Garance : « Avant de finaliser, deux étapes simples », vérifier le récapitulatif de votre étude, puis déposer vos pièces justificatives La page du récapitulatif : le conseiller, puis l’état civil, le profil contrat, le produit, les versements, les bénéficiaires et les allocations, avec en bas « Signaler une erreur » et « Déposer vos pièces justificatives »
Au clic sur « Vérifier le récapitulatif de mon étude », le client arrive sur la page de son récapitulatif.

Jusque-là, si une information de ce récapitulatif était fausse, le client n’avait aucun moyen de le dire dans l’interface : il devait contacter son conseiller par un autre canal. Des remontées ont conduit à créer un signalement directement en ligne.

Comment permettre au client de signaler une ou plusieurs erreurs, en un seul envoi, quand seul son conseiller peut les corriger ?

Les contraintes

Contrainte 1
Signaler, pas modifierLe client ne corrige rien lui-même : c’est son conseiller qui s’en charge.
Contrainte 2
Un récapitulatif longLe client doit pouvoir dire précisément ce qui est faux.
Contrainte 3
Un seul envoiS’il y a plusieurs erreurs, toutes doivent partir en même temps afin de ne pas spammer le conseiller.

Wireframes écartés

Deux premières pistes, explorées sur FigJam puis mises de côté, car chacune règle une partie du problème, mais aucune n’y répond entièrement.

Piste A

Signaler section par section

Chaque section du récapitulatif a son bouton « Signaler une erreur » ; le client décrit l’erreur dans la section, puis envoie l’ensemble grâce au bouton « Envoyer mes signalements » du footer.

Écran 1 : le récapitulatif, avec un bouton « Signaler une erreur » sur chaque card Écran 2 : la card État civil ouverte, le champ « Décrivez la ou les erreurs », le bouton « Valider et enregistrer », et « Envoyer mes signalements » dans le footer Écran 3 : la card État civil avec la liste « Mes signalements » et la confirmation d’envoi

Pourquoi je l’ai tentée

  • On signale l’erreur au moment où on la voit.
  • C’est simple et rapide : le bouton est sur la section concernée, à portée de main.

Pourquoi je l’ai écartée

  • Le client doit valider deux fois : d’abord dans la section, avec « Valider et enregistrer », puis avec le bouton final « Envoyer mes signalements ». Peu pratique, et contraire à une règle de base : une action, une seule validation.
  • La page s’allonge à chaque signalement.

Piste B

Un espace spécialement dédié aux signalements en fin de page

Pour répondre aux défauts de la piste A, la double validation et la page qui s’allonge, je rassemble tout en un seul endroit. Une seule card « Mes signalements », en fin de relecture : le client y liste ses erreurs (une catégorie et une description chacune), confirme, et tout part en un seul envoi.

Wireframe de la card « Mes signalements » : « Une information vous semble incorrecte ? », et le bouton « Signaler une erreur »
  1. 1Le client liste ses erreurs : il choisit la catégorie grâce au dropdown et décrit la bonne valeur pour chacune.

    Wireframe de la card « Mes signalements » : une catégorie choisie dans le dropdown, l’erreur décrite, « Ajouter un signalement » et « Envoyer mes signalements »
  2. 2La pop-up apparaît et indique qu’un seul envoi est possible.

    Wireframe de la modale « Envoyer mes signalements » : la liste sera transmise au conseiller et ne pourra plus être modifiée, avec Retour et Confirmer l’envoi
  3. 3Ses signalements sont transmis, et il en retrouve le récapitulatif.

    Wireframe : « Vos signalements ont bien été transmis », puis, en dépliant « Voir le détail de mes signalements », la liste des quatre signalements
  4. 4Il peut ensuite déposer ses pièces justificatives ; ses signalements restent consultables.

    Wireframe : les signalements transmis et leur détail, avec le bouton « Déposer vos pièces justificatives » dans le footer

Pourquoi je l’ai tentée

  • Un seul envoi, une confirmation avant, et un récapitulatif des signalements à la fin.

Pourquoi je l’ai écartée

  • Le client doit retenir ses erreurs pour les signaler à la fin.
  • Il doit aussi tout redécrire : pour chaque erreur, choisir la catégorie dans une liste et retaper l’information, alors qu’il l’avait sous les yeux en lisant le récapitulatif. Double effort, loin de l’endroit où il a vu l’erreur.

Une première version validée

Le meilleur des deux pistes.

  • Un seul point d’entrée en fin de page et un seul envoi, comme la piste B.
  • Les catégories sont listées d’emblée : le client coche celle qui le concerne, décrit l’erreur, en ajoute d’autres ou les supprime.
  • Le tout tient dans une modale : la page ne s’allonge plus.
La première version validée : la card de fin de page ouvre une modale « Mes signalements » qui liste toutes les catégories ; le client en coche une, décrit son erreur, en ajoute ou en supprime, puis envoie tout et reçoit une confirmation
La première version validée, de la card de fin de page à la confirmation d’envoi.

Un atelier pour aller plus loin

Pour pousser le contenu de la modale et challenger la première version validée, j’ai animé un atelier avec deux autres designers. Le matin, chacun explore seul ; l’après-midi, chacun présente ses propositions et leur intention, on met en commun, et on décide ensemble de ce qu’on garde.

  • Le contenu : 2 ou 3 structures vraiment différentes pour signaler une erreur dans le profil du contrat, les bénéficiaires et l’allocation.
  • La navigation : 2 ou 3 alternatives aux onglets, sans retirer d’information.
  • Le critère : chaque proposition se comprend en moins d’une minute, sans explication orale, avec une intention claire.
La planche FigJam de l’atelier : le déroulé de la journée, les objectifs et le critère de réussite, puis les deux défis, le contenu et les onglets
La planche de l’atelier : déroulé, objectifs, critère de réussite et les deux défis.

La version retenue

Après l’atelier, la version retenue va au plus direct : une card « Mes signalements » en bas du récapitulatif, sans modale.

Elle répond aux trois contraintes avec le moins d’effort pour le client : il signale sans rien modifier, il n’a pas à pointer chaque ligne, et tout part en un seul envoi.

  • Le client coche les catégories incorrectes, toutes visibles d’un coup.
  • Il ajoute un commentaire s’il le souhaite, replié par défaut.
  • Il envoie tout en une fois, et un message lui confirme que son conseiller va le recontacter.
  • S’il envoie sans rien cocher, un message lui demande de sélectionner au moins une catégorie.

Le parcours a été développé.

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J’ai conçu ce portfolio et je l’ai vibe-codé avec Claude Code.